Strenquels, loin du feu nucléaire ?

Il nous faut saluer la décision, souhaitons à l’unanimité, du conseil municipal refusant le projet d’enfouissement de déchets nucléaires sur la commune. Comme l’indique l’ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs), il y a plus de 3100 communes en France susceptibles d’accueillir un centre de stockage de déchets radioactifs "de faible activité à vie longue".

Or, si Strenquels refuse, quid des communes environnantes ?

Soyons clairs, il s’agit là d’un jeu de dupe, presque un jeu de con. D’après l’ANDRA, ces déchets ont une durée de vie d’au moins 5000 ans. Nous avons tous conscience que personne n’osera brandir un merveilleux rapport sur l'absence de nocivité de ce type d’installation : y a 5000 ans on venait d’inventer la roue et l’on imaginait encore l’écriture.

Posons quelques évidences connues :

  •  Personne ne peut prouver l’innocuité d’un enfouissement de déchets radioactif sur 50 siècles,
  •  Comme pour le nuage de Tchernobyl, chacun sait que les nuisances ne seront pas confinées au strict territoire de la commune hôte,
  •  Chaque commune serait bien contente de boucler son budget.

Alors le jeu de dupe il consiste en quoi ? La règle est simple : Si ce n’est pas nous qui prenons, ca sera les communes voisines et nous aurons les mêmes problèmes. Alors autant que ca soit nous, au moins on tirera des revenus.

Espérons que nos voisins, mêmes lointains, seront dans les mêmes dispositions que Strenquels et refuseront unanimement la gestion d’un problème qui n’est pas de la compétence des communes rurales, aussi pauvre soit-elle.

Commentaires

1. Le mercredi 5 novembre 2008, 23:00 par starlett

yes we can !

2. Le vendredi 27 mars 2009, 00:14 par Pierre

Un semblant d'explosion nucléaire en guise d'illustration... juste à côté d'une église mise en valeur par de bleuâtres éclairages, incontestable symbole d'une Union Européenne qui n'oublie pas les territoires ruraux... un tas d'immondices radioactives dans la Combe du Roc? Le voilà le vrai progrès! Tu produis, on suit, on nuit ; mais cet ascomycète de plutonium enrichit, adroitement intégré au cliché - capturé depuis l'ancienne bâtisse de l'ami Signol- ne serait-il pas, tout simplement, le signe d'un allumage défectueux, provenant de la mobylette de l'ami Riton ?

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