Des vies à Strenquels

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samedi 23 mai 2015

Faire et défaire, la Safer, elle sait faire.

Bon, bein voilà, la Safer est passée par là.

Le "gars de chez Pétri", c'est comme ca que les gens le nome, a bien saisi la Safer pour la vente des domaines de la mémé Langlade.

Après une petite réunion en mairie, avec Eric Batut (délégué Safer de la commune), Catherine Emond (conseillère technique Safer), et Jean-Luc Gutierrez (représentant Aurélie Dehier à l'origine de la préemption) et moi-même, voilà ce qu'il reste des 2ha de la mémé Langlade : 

La surface a fondu comme neige au soleil. Il reste moins de 1,5ha pour 4600€ alors que la vente d'origine était à plus de 2ha pour 3000€.

Au passage, Sylvie Servantie, comme le code Rural l'y autorise a fait jouer son droit de préemption sur une partie des bois présents dans la vente. Elle n'y était pas obligé, et n'avait aucune obligation réglementaire à nous priver de la vente de ces bois. Je me suis laissé dire que c'est parce que ses vaches y passaient. Photos à l'appui, ces vaches n'y ont jamais mis les pieds (ou alors dans les années 40 peut-être d'après les archives IGN) au regard de l'état impraticable du bois - sauf pour une petite fille de 4 ans bien protégée contre des remparts de ronces et d'épines noires-.

C'est chouette de créer une exploitation agricole à Strenquels, on se sent encouragé, accompagné, soutenu par ses paires, la Safer, ses voisins, tout ca...

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jeudi 21 mai 2015

Chez le hollandais...

Il était néerlandais, s'appelait Frederick, vivait occasionnellement à Strenquels et avait entrepris de faire un joli petit verger.

Il est mort d'un cancer il y a peu et c'est son frère qui s'occupe de la succession.

La mise à prix d'après l'agence de Martel est de 110K€.  On trouve que 110K€ les 2ha (avec un grange et un four à bois), sur un terrain qui fait briser toute construction à chaque alternance de pluie ou de sécheresse, ca fait un peu cher pour un revenu de fruitiers à 6 à 8KE/An. 

C'est joli, il y a une vrai ambiance créée par Frederick (que l'on voyait passer de temps à autre avec son vieux tracteur et sa Volvo), mais c'est déconnant, on n'y va pas a ce prix là. A ce tarif, on laisse ca aux parisiens.

Et puis, il y a toujours le terrain que l'on vise dont notre voisin est locataire... wait and see.

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dimanche 5 avril 2015

Chasse aux oeufs de Pâques



Une rumeur parle déjà de la construction de deux poulaillers industriels très proches de notre futur verger, alors nous conjurons le sort avec une chasse aux oeufs en chocolat (Bio de chez Bovetti).



La rumeur locale indique (on n'écoute pas "Radio Corbeau" mais on l'entends chez notre voisin) que le responsable de cette préemption  - et de notre possible non-installation - est le même que celui qui porte ce projet "industriel".

C'est la trêve de Pâques, alors on profite du soleil.

dimanche 22 mars 2015

Terrain trouvé... Pas si sûr avec la SAFER !

Alors que tout se déroulait avec patiente et sans ombrage envers les agriculteurs de la commune, voilà que la SAFER du LOT préempte la vente.
On découvre, affiché en Mairie, ce charmant document :



Conforté par le suivant, un appel à candidature :



Qui donc a eu l'idée l'alerter la SAFER du LOT, alors que ces terres ne sont exploitées par personne, et que personne ne paye de fermage depuis la mort de la pauvre Madame Langlade il y a déjà plus de 8 ans ?

On se pose légitimement la question de savoir quel intérêt il y a à empêcher l'installation d'une nouvelle activité agricole à Strenquels ?

Hier, nous faisons un rappel à la loi par courrier en AR à la SAFALT :
Conformément aux Articles L143-1-2 et L-143-4-4 du Code rural et de la pêche maritime, je vous demande donc de me rétrocéder prioritairement ces parcelles car votre exercice du droit expropriation a eu pour mon exploitation l'une des conséquences énoncées au I, 2°, de l'article L331-2 du code rural et de la pêche maritime, et l'a totalement supprimée.

Étonnamment, un rappel à la loi permet d'obtenir une réunion rapide avec la conseillère technique de la SAFER du LOT et le représentant SAFER de la commune de Strenquels.

Mais ne présageons pas par avance de la réalisation du projet, cette installation modeste (1,8ha) semble encore à cette heure très compliquée.

samedi 21 mars 2015

C'est le printemps !

Dans nos pérégrinations pour trouver du foncier en vue de notre installation, on découvre un vieux paysan qui voudrait bien vendre un petit bout de ses terres. Mais voilà, il a signé un bail avec un agriculteur de Strenquels. Et le bail, il le trouve assez à son désavantage. A son locataire, il lui reproche de nombreux défauts d'entretiens, des "écrasements de chats ou de poules", des DPU qui n'ont pas lieu d'être... Et quelques arrangements sur les récoltes de noix. Bref, on entend et à plusieurs reprises une litanie de reproches.

On est confiant, le gars en question, on le connait c'est notre voisin. Il parait qu'il à plus de 100ha. Alors 1,2ha ne devrait pas lui faire défaut. D'autant qu'on a photographié les lieux sous toutes les coutures et qu'on pourra faire mieux en terme d'entretien.

On entre en négo et on attends de ses nouvelles. Espérons qu'elles seront bonnes.

lundi 2 mars 2015

Inscription CA46

Ca y est c'est officiel, on a créé une exploitation agricole à Strenquels.

On en rêvait depuis 5 ans, la chance nous a permis de réaliser ce projet.

Dès que la vente avec les Domaines est finalisée, on commence à préparer la terre pour recevoir les premières plantations du verger.

dimanche 11 janvier 2015

Nous sommes tous Charlie

Nous étions tous, solidaires, partageant un moment de recueillement, lorsqu'une poignée d'imbéciles ont entonné la marseillaise.

L'équipe de Charlie Hebdo fusillée l'avant veille n'aurait sûrement pas appréciée se faire confondre avec ce chant guerrier.

Ma tristesse est sans limite et je pleure des frères. Merci à Bernard Maris de m'avoir éclairé depuis la grosse bertha.

Merci à Cabu de m'avoir montré le bon chemin depuis RécréA2 (et sans Dorothée).

Merci à tous les autres. Merci à Luz d'avoir survécu.

jeudi 25 décembre 2014

Premier noel, premier vélo...



Avec des roulettes....




Premier noël...







Petit accordéon, trouvé dans un magasin de jouets, Bd Voltaire à Paris lors d'un déplacement.
L'oreille musicale s'aiguise...

mercredi 3 décembre 2014

A trois ans, en petite section...

mercredi 12 novembre 2014

Terrain trouvé... Enfin !

Ca y est, c'est officiel on aura un peu de terrain pour s'installer et créer notre premier verger.

Début 2015, on lance toutes les inscriptions : MSA, CA46, etc...

Ca y est enfin, c'est là et c'est maintenant.

jeudi 16 octobre 2014

Terrain trouvé...

Dans le cas de la succession Langlade, les Domaines mettent en vente 2 lots :

- Le lot No 1 : 1 maison d'habitation et une grange.

- Le lot No 2 ; 1,5ha de terres agricoles.

Pour le Lot 1, on se dit qu'on ne va pas embêter Thierry, pour le Lot 2 on a une grosse envie de s'emparer de la prairie pour la transformer en verger.

On n'a plus que 15 jours pour formaliser une offre auprès de la DGFP.

On y va, on fonce, on fait une offre (même pas élevée : 3000 balles) !

On attends la réponse avec impatiente.

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vendredi 8 août 2014

Rave party au Carlat

James aux platines !

dimanche 22 juin 2014

Troisième anniversaire

samedi 21 juin 2014

Fête du pain au Carlat

samedi 31 mai 2014

Recherche de terrain...

On cherche une poignée d'hectares pour planter un verger pas loin de la maison. A la sortie de Strenquels, direction Martel, on trouve une ruine avec 1,8ha.
Mais le propriétaire parisien reste "très attaché à la maison".
On constate le même attachement sur les abords comme sur l'ensemble du terrain.






lundi 30 septembre 2013

Fontaines à Cèpes

Quelque part à Strenquels...



Mais Romane ne vous dira pas où....


lundi 23 septembre 2013

Pomme de Reinette

Et pomme d'api...



Elles sont tellement bonnes qu'on va prélever des greffons et reproduire ce pommier.

mardi 20 août 2013

Premières framboises et premier départ...

Et départ d'Henriette et Yves du Carlat. Leur maison est vendue.

mardi 25 juin 2013

Deuxième anniversaire

En présence de Serge, revenu pour l'occasion de Mayotte,



Et de Gaspard, en guest-star (avec un petit "yoho" façon brooklin/fontainebleau)






mardi 12 février 2013

Il neige à Cressensac

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samedi 26 janvier 2013

Nous n'étions pas là la nuit du 12 janvier.

De retour d'un déplacement professionnel à l'étranger et apprenant le drame, nous n'avons pas eu le courage de monter voir Cathy parce qu'on savait que tout ce que l'on pourrait lui dire ne ramènerait pas Maxime.
Pour le coup on a fait preuve d'une vraie lâcheté.
Toutes nos pensées vont vers Maxime, sa maman et son papa, ses frères et ses amis.

 

mercredi 15 août 2012

Premiers pas...

vendredi 22 juin 2012

Premier anniversaire

Et voilà, Romane à un an. Le Klauss est là, mais sans sa guitare.

Bientôt, ce sera au tour de Gaspard de fêter son premier anniversaire.

dimanche 15 avril 2012

Le hameaux de Barrières



Sur le causse, proche de l'archéosite des Fieux, on découvre un hameau totalement abandonné.

jeudi 19 janvier 2012

Toujours sur la photo...

Mais plus jamais là...

vendredi 1 juillet 2011

Accouchement à domicile : histoire d'une naissance heureuse.

Ceci est mon témoignage, ma vision de notre accouchement à domicile.

Pour des raisons de confidentialité, les prénoms ont été changés.

Dimanche 19 juin 2011.

Une petite main me gratte doucement le dos. Une petite voix d'ange me glisse - "je crois que ça a commencé". Il est 2h, nous sommes à l'aube de la fête des pères. Nous allons enfin voir la tête de notre petite Romane.

Neuf mois que l'on attend ce moment. Presque huit à préparer un accouchement à domicile.

Au départ j'étais assez réticent à cette idée : s'il se passe n'importe quoi de grave ? Si ça tourne mal ?

Heureusement, notre voisin est pompier et le médecin est à trois maisons d'ici. Et même si une naissance en hélico est vraiment trop class, je pense qu'on pourrait se passer de ce genre d'aventure.

Au fil des mois, mon petit coeur a su trouver les mots et me faire adhérer à son projet de naissance à domicile. 95% des accouchements se passent généralement bien et il est vrai que l'hôpital n'est pas l'endroit rêvé pour une naissance : aspiration, froid, bruits, agitations. Je fini par être convaincu, comme elle, qu'un accouchement à la maison sera mieux pour tout le monde, au chaud, dans le cocon tranquille de notre foyer.

Depuis plusieurs mois donc, on prépare cette arrivée. Près de chez nous une sage-femme à domicile vient de cesser cette activité. Force est de constater qu'elles ne sont pas très nombreuses à exercer des accouchements extra-hospitalier. Heureusement, nous avons des RDV réguliers avec Marie et Emilie, un cabinet de sage-femme à 1h30 environ de la maison.

La première rencontre avec Emilie nous met en confiance. Sa voix douce, sereine, à l'écoute, nous avait conquis. Le surcout financier de 700 euros s'expliquait par le fait que Marie avait souscrit une assurance professionnelle relativement élevée, mais dont Emilie bénéficiait.

Cette pratique d'accouchement, très majoritaire dans les pays du nord de l'Europe, ne trouve pas beaucoup d'écho en France et il semble compliqué de la mettre en place dans notre système de santé. Il est tout aussi étonnant de voir combien on ferme de maternités sans favoriser de système alternatif. Mais c'est un autre sujet...

Qui dit accouchement à domicile, dit aussi solution de repli en cas de soucis. Emilie et Marie pourraient disposer d'un plateau technique, mais à 2h de la maison. Pour nous c'est trop loin et décidons de visiter la maternité de notre gynécologue. L’occasion faisant le larron, nous en profitons pour rédiger un projet de naissance.

L'accueil ne fut pas enthousiaste. Même si la Loi prévoit la rédaction d'un projet de naissance, dans les faits c'est beaucoup moins évident et nombre de sage-femmes sont réticentes à l'idée même qu'on puisse avoir un projet.

Quelque peu dépité par l'accueil à cette maternité, nous décidons que nous nous rapprocherons de l'hôpital le plus proche, et faisons les démarches à l'identique d'une prise en charge hospitalière : Inscription, visite et information, RDV avec l'anesthésiste, etc.

Parallèlement, nous avons la chance d'avoir en bas de chez nous une sage-femme qui pratique l'haptonomie. Mais malheureusement pas les accouchements à domicile ! Le contact est plutôt bon, même si j'ai parfois le sentiment qu'elle me prend un peu pour un extra-terrestre. Nous faisons les séances d'hapto ensemble et j'en ressors totalement bluffé : Romane suit mes mains, se déplace en fonction de là où je les pose. Faut dire qu'elle bouge à fond dans cet utérus cinq étoiles. Et puis, l'haptonomie aide bien à soulager sa maman. Franchement, on est ravi et on attend le jour J.

Donc voilà, ça y est ! Le grand moment est enfin arrivé ! C'est aujourd'hui et c'est la fête des pères.

La consigne de la sage-femme était : "- Tu nous appelles dès que tu as des contractions toutes les cinq minutes et durant au moins une heure trente."

A cinq heures, on était bon. A 6h10 on appelle Emilie. Les sage-femmes se relayent tour à tour, et cette semaine l'accouchement se fera avec Emilie.

Je descends acheter des croissants à la boulangerie (bien meilleurs depuis le changement de proprio). A mon retour, Emilie est arrivée. Nous prenons ensemble le petit-déjeuner au soleil sous la pergola. Elle nous explique que finalement, nous l'avons appelé un peu trop tôt, et que c'est juste le pré-travail qui vient de commencer. Ce pré-travail peut durer des heures avant le début du "vrai" travail. Le monitoring indique que le bébé va très bien, et que le col est légèrement dilaté à un centimètre. Emilie a des amis tout près d'ici et décide de déjeuner avec eux, le temps que ça avance de notre côté.

De retour à 15h, elle teste le col et il est à presque deux centimètres. Les contractions sont supportables.

Nous sommes dans la chambre du bas, aménagée pour l'accouchement. Mon petit coeur va bien, on est en confiance, on fusionne, on va bientôt voir la tête de cet enfant. Nous bavardons avec Emilie entre deux contractions, sur comment s'est passé la grossesse, ces douleurs aux reins depuis plusieurs mois et sur ces démangeaisons qui sont survenues aux pieds et aux seins il y a quelques jours.

Emilie s'interroge. Des démangeaisons aux seins et aux pieds ? Ouuuulaaaaa ! Ca pourrait être un problème hépatique, une cholestase. Ca pourrait être grave, pour la mère comme pour le bébé.

Nous la rassurons : ma petite chérie a traversé toute sa grossesse avec tout plein d'envies. Là une orgie de cornichons, là elle a dévalisé tous les haricots-vert chez Carrefour, et la semaine dernière elle a mangé une boite de foie gras par jour. Sans parler des aller-retour de saucisse au roquefort. Alors forcément, une semaine charcuterie pour une fondue de légumes bio, ça fait un stress alimentaire.

On en est sûr, ma chérie va bien, le bébé va bien, tout va bien. Et puis une cholestase, ça fout un peu la jaunisse. La seule chose qui ai changé depuis 9 mois, c'est le poids. Le teint de ma petite femme n'a jamais été aussi beau. Donc, on se calme tout va bien !

" - Non, je veux faire des analyses aujourd'hui même. Il me faut les résultats aujourd'hui !

" - OK, c'est Dimanche aujourd'hui. Les labos sont fermés. Comment peut-on faire ?

" - On l'emmène à l'Hôpital, ils feront les exams."

Pour tout dire, une naissance à domicile qui commence à l'hôpital, c'est pas vraiment ce qu'on voulait. Déjà, pourront-ils faire ces analyses ? Emilie appelle la maternité, et la sage femme de garde lui répond que les analyses (Transaminase, TGO, TGP) doivent être complétées par des analyses de sels biliaires, et que si on vient pour effectuer ce type d'analyses, ils vont automatiquement hospitaliser. On raccroche, on laisse tomber l'hôpital.

Argggg !! Ca part en sucette. Tout allait bien, on était dans notre cocon, tout se déroulait à merveille et à son rythme.

Voilà qu'Emilie stresse. Elle tente d'appeler sa collègue pour un avis. Puis un ami gynéco. Quelqu'un confirme par téléphone qu'il faut bien les sels biliaires mais que l'analyse prend 3 à 4 jours. D'ici là, Romane sera née.

On la rassure à nouveau. Pas de jaunisse, pas de démangeaisons actuelles, et le bébé est au top. On se calme !

Emilie n'en démord pas :

" - Non, je veux ces analyses aujourd'hui"

" - Ok, je te propose, tu fais la prise de sang, je les apporte à l'hôpital et si les résultats ne sont pas bons, on transfère".

" - D'accord, on fait comme ça, mais je suis pas équipé pour les prélèvements."

On rappelle l'hôpital pour connaitre le type de tube qu'il nous faut : - "Un avec le bouchon vert, hépariné" !

Pendant ce temps, le pré-travail s'est arrêté. L'adrénaline à tendance à se transmettre rapidement. Mon petit coeur n'a plus de contraction.

Je file chez le voisin demander si sa belle-soeur infirmière peut nous dépanner d'un tube.

Pendant ce temps là, Emilie se calfeutre à nouveau dans sa voiture pour passer des coups de fil.

Je bondis dans la mienne direction le domicile de l'infirmière. Sympa, elle me donne le kit complet : de quoi piquer et une série de tubes, dont le fameux à bouchon vert hépariné.

De retour au bout d'une vingtaine de minutes je trouve Emilie et ma petite chérie dans le salon, assises face à face et l'air grave. La tension est visiblement montée d'un cran durant mon absence.

Emilie ne gère plus son stress et part au tapis. Elle nous indique d'abord qu'elle ne sent plus du tout cet accouchement à domicile, que d'après sa déontologie elle n'a plus le droit de prescrire ces analyses car elles sont "limite médico-légale" et qu'en plus elle n'est pas assurée en cas de pépins.

Il est 19h, elle nous fait flipper depuis 15h! On a proposé des solutions pour ces problèmes d'analyses, mais à chaque fois qu'on solutionne un problème, son discours change. Donc voilà, elle nous abandonne et nous annonce qu'elle n'est pas assurée : Ca y est, nous aussi on est dans le stress. Mais qu'est ce que c'est toutes ces conneries ????

Je réalise que l'on vient juste de se faire sortir de notre cocon à grand coup de pompe dans le cul !

Je ne cède pas à la panique, il faut absolument que je reste solide pour ma belle.

Mais mon petit coeur, craque !! Fond en larme. Je l'encourage, la rassure :

- "Ok, elle nous plante. On va aller à l'hosto. Si c'est grave et que la suspicion est avérée alors on hospitalise, sinon retour à la case départ. Allez on y va, plus vite parti, plus vite revenu."

Emilie rédige un note à l'attention de la sage-femme de l'hôpital, et retourne diner chez ses amis. Elle nous laisse leur numéro (elle n'a pas de chargeur de portable dans sa voiture) et nous on part, direction la maternité.

Vers 20h30 nous arrivons à l'entrée de la maternité. La sage-femme de garde est plutôt sympa, mais nous interroge un peu sur ce qu'on fait là…

On lui raconte alors notre choix de l'accouchement à domicile, que le pré-travail à commencé à 2h ce matin, qu'il s'est arrêté vers 16h, et que surtout il y a suspicion de cholestase.

Elle monitor le bébé, prend la tension et fait le prélèvement. Durant l'attente des résultats du labo, elle nous fait part de son avis : A priori, il n'y a pas de soucis, les démangeaisons étaient sur les seins et les pieds, mais pas sur les mains. Et puis, il n'y a pas de jaunissement visible et à 2 jours du terme, c'est pas déconnant d'avoir un léger dysfonctionnement hépatique d'autant qu'il y a eu un stress alimentaire… Mais attendons plutôt les analyses.

Les analyses confirment qu'il n'y a rien d'anormal si prés du terme. De toute façon les résultats des sels biliaire arriveront après l'accouchement et en plus ça se prélève à jeun. Puisque notre dossier était prêt dans cette maternité, elle nous propose d'accoucher ici, mais ne voit aucune contre-indication à un accouchement à domicile.

La sage-femme appelle Emilie chez ses amis pour lui donner son compte-rendu et lui annonce qu'elle nous libère pour accoucher à la maison.

Non décidément l'hôpital n'est pas l'endroit où l'on veut être, retour à la case départ, on prend congé direction la maison.

Dans la voiture les contractions reprennent à un rythme régulier et le doute s'installe.

Comment peut-on raisonnablement avoir encore confiance dans une sage-femme qui ne gère pas son stress, qui se documente en s'isolant avec son portable, qui semble ne pas maitriser son sujet et plus grave à mon sens, qui se range au dernier avis reçu par téléphone.

On savait depuis le début qu'il n'y avait rien de grave. Jusqu'à présent on était bien, tout se déroulait à merveille.

Pour moi la confiance est rompue, on ne peut plus lui confier cette mission.

Elle n'a pas été claire sur l'assurance ; laisse à penser qu'elle manque d'expérience; qu'est ce qui va se passer si ça tourne mal pour de vrai ?

On convient qu'à notre arrivée à la maison on lui proposera, si c'est possible, de demander à Marie de prendre le relais.

Emilie revient de chez ses amis en même temps que nous arrivons à la maison. Je m'éclipse de façon à ce que la conversation s'amorce entre filles. Au bout d'un moment je me rapproche. Emilie me dit qu'elle reste, inutile d'appeler Marie, elle se sent de nouveau en confiance sur cet accouchement. Nous plus vraiment. Ma belle est épuisée, je suis épuisé, les contractions recommencent, je vais devoir m'occuper à nouveau de mon petit coeur. Et puis si ça tourne mal, c'est pas grave, maintenant ils nous connaissent à l'hôpital.

On rentre dans la chambre du bas, Emilie dort en haut dans la notre.

Lundi 20 juin

Il est tard, la journée a été rude, on va essayer de trouver un peu de sommeil entre deux contractions.

Le matin on s'est un peu reposé; on a dû dormir 2h maximum. Emilie est partie acheter un chargeur de mobile et porter les prélèvements pour les analyses de sels biliaires faite à jeun sur prescription de la Miss-sage-femme d'hier soir (nous apprendrons plus tard que la sage-femme de garde est Miss de je-sais-plus-quoi).

Je masse régulièrement ma belle avec un mélange d'huile d'amande douce et d'huile essentielle de lavande. Je la câline le plus possible et lui pose une bouillotte à chaque contraction, ça semble bien la soulager. On cherche des positions permettant de réduire la douleur : à quatre pattes avec plein de coussins sur le ventre, assise les jambes tendues, mais la meilleure semble être debout.

A midi ça fait tout de même 34h qu'on a démarré l'aventure. On déjeune sous la pergola. Emilie revient de ses courses en début d'après-midi. Un premier toucher annonce le col à 2cm. C'est clair, ça n'avance pas vite.

Vers 15h les contractions se font plus douloureuses. Je masse, je colle des bouillottes… La poche des eaux fuit. Elle n'a pas cédée, il s'agit seulement de légères pertes. On s'installe dans différents endroits de la maison. Contre le mur du couloir on décide de se concentrer pour dire au bébé d'appuyer pour ouvrir le col. Si j'arrive à visualiser mentalement le bébé, je n'arrive pas à communiquer avec. On est tous fous : les contractions s'accélèrent. On sent que ça vient. Je la regarde : on retrouve ce premier regard échangé il y a sept ans.

Il est 17h, c'est dur. Un autre toucher indique que le col reste à deux. Rien ne vient. On ne comprend pas pourquoi c'est si douloureux et pourquoi il ne se passe rien. La poche fuit toujours.

On se fout de savoir si les voisins vont entendre les gémissements et on va se poser dans le jardin. Il fait chaud. Ca devient encore plus dur, je me sens impuissant à atténuer la douleur malgré mes caresses, les compresses, les massages.

Emilie part diner chez ses amis en attendant que ça avance.

Toute la soirée il y a des contractions, terriblement douloureuses, mais le col ne bouge pas, reste figé à la position d'hier.

Mon petit coeur prends un bain. Elle dort 20mn. Depuis environ 42h qu'on a commencé, il n'y a aucun progrès significatif. Nous sommes tous les deux lessivés physiquement, essorés moralement.

De retour, Emilie sonde le col, il est toujours à 2cm, malgré cette journée de travail supplémentaire. Mon amour craque ! Elle ne comprend pas pourquoi ça reste coincé au niveau du col alors que les contractions la font horriblement souffrir.

Elle n'en peut plus, s'effondre en larme.

-"je veux qu'elle sorte de moi !" lance t-elle avec ces tripes.

C'est le signal que là, les limites physiques et morales ont été atteintes. Je lui propose de partir à l'hôpital car maintenant c'est plus tenable.

Emilie nous alerte sur le fait que la poche est perforée depuis le début d'après-midi et qu'elle va recevoir une injection d'antibio. Elle nous conseille de dire qu'elle ça fuit seulement depuis une heure.

Nous préparons un sac avec quelques vêtements, des serviettes et les affaires de la petite et prenons la direction de l'hôpital à deux voitures.

Nous arrivons vers 23h30, il fait nuit devant l'entrée, seule les lumières de sécurité subsistent. Un homme nous attend, puis s'avance vers nous :

- "Bonsoir, je suis Julien, et je suis la sage-femme".

On savait que des hommes essayaient de conquérir cette profession à 98% féminine mais on n'en n'avait jamais vu. Voilà donc un spécimen. En même temps, nous ne sommes pas là pour faire de l'ethnologie, et passons rapidement à autre chose.

On lui résume la situation. On est déjà venu hier soir, et on n'a pas l'air comme ça, mais on n'est pas des beatniks. L'homme-sage-femme propose une injection de morphine pour calmer la douleur en espérant que ça fasse aussi tomber le stress afin que les contractions soient efficaces.

Nous voilà dans une chambre, tuyauté, monitoré, avec un petit fix qui se prépare. A peine injecté, la réaction est immédiate :

- "Tu sais, ça fait bizarre… C'est comme si je voyais dans une fenêtre d'erreur d'IPCOP. Tu sais, les bandes rouges autour, quand tu fais une mauvaise règle."

Le produit semble sympa, mais il y en a juste pour elle. On n'est pas des beatniks mais on est bien des geeks.

Malgré un gros mensonge, les antibios sont tout de même injectés.

Emilie prend congé et rentre dormir chez nous.

On se dit qu'on a bien fait de venir, que les douleurs s'estompent et qu'on va essayer de dormir.

Je me colle contre elle et on essaye de dormir dans ce petit lit.

Mardi 21 juin.

Il est trois heures environ lorsque l'homme-sage-femme revient faire un tour pour voir comment ça avance. Décidément, c'est un métier de patience.

C'est véritablement chiant le nombre de fois où des gens en blouses bleues ou blanches, viennent vous emmerder dans la chambre.

Ca fait près de 50h qu'on ne dort pas et y a toujours quelqu'un pour venir voir un goutte à goutte, contrôler le monitoring, ou faire encore un autre truc. L'hôpital semble sécurisant, mais pas du tout paisible. Dans la brochure d'accueil, il est dit que les papas sont merveilleusement traités, alors j'en profite pour demander un lit d'appoint.

A 7h du matin, l'homme-sage-femme revient faire le point avant de finir sa garde. Les contractions continuent, si tout va bien, on posera une péridurale en début d'après-midi, si le col est à 3cm. Je file en ville faire vite fait une reconnaissance préalable à l'état-civil (des fois que je meurs entre maintenant et l'accouchement prévu cet après-midi).

A 14h, ça y est nous voilà en salle d'accouchement. Elle est rose. Il y en avait une bleue, mais comme on a dit que c'était une fille, ils ont pensé bien faire.

Je me fais sortir - "C'est le protocole" - durant la péridurale par la sage-femme du moment. Tient, aujourd'hui c'est une femme. Et elle est plutôt sympa. J'occupe le temps à faire des pitreries avec la caméra de l'iphone. Il n'y a bientôt plus de douleur, c'est super cool.

On lui injecte du Syntocinon (c'est de l'ocytocine de synthèse) afin d'accélérer la dilatation du col. Et puis aussi un peu de Spasfon. On nous explique que les médecins trouvent que ça ne sert à rien, mais les sages-femmes pensent l'inverse.

Il est maintenant 16h, et le col est à 6cm. On se dit que ça progresse rudement bien. Hier on était à 1cm/48h, ça laissait entrevoir une libération autour du 14 juillet et on trouvait ça un peu lointain.

Si tout va bien et à ce rythme, à 19h on devrait voir la tête de la petite Romane.

A 18h45 Christian, le futur parrain, passe m'apporter un bout de quiche dont il est très fier, quelques sandwichs et trois bricoles pour me changer. L'autre soir, j'ai pensé à tout sauf à moi. Dans le SMS je lui demandais de me filer des trucs neutres, pas du type maillot du Bayern de Munich. J'ai été exhaussé : me voilà avec un sweet orange des Wallabies.

Il est 20h. Je croise l'homme-sage-femme en train de fumer une cigarette avant sa garde de nuit. Je me souvient qu'il s'appelle Julien et lui annonce que ça va être avec lui que ça va se passer. Le col est presque à 10cm, mais Romane ne sort pas.

Dans l'après midi, la poche des eaux s'est rompue lorsque sa collègue faisait un toucher pour mesurer le col.

Nous revenons ensemble en salle d'accouchement. Mon petit coeur trouve que c'est un peu long maintenant.

Ce garçon est curieux et nous pose des questions sur les motivations qui nous ont amené à un accouchement à domicile. Il évoque, pelle-mêle, le risque pour l'enfant, le risque pour la mère, la distance par rapport aux secours, etc. Il vend bien sa soupe le bougre. Parce qu'en plus d'être curieux, il a aussi l'air d'être malin.

Du coup, comme de l'empathie se crée, on en profite pour exposer nos demandes : pas d'aspiration, peau à peau dans les premières secondes de vies, pas d'épisio, pas de section du cordon durant les minutes où il bas encore…

Voilà notre sage-homme, reprenant une à une nos demandes :

- "On laisse les tissus se déchirer mais jusqu'à un certain point. Après il vaut mieux trancher. On n'est pas des excité du bistouri, on ne coupe pas par plaisir. Le peau à peau on le pratique déjà; on a vachement évolué".

Nous : -"On ne lavera pas le bébé de suite pour le peau à peau ?"

Lui : -"et s'il est plein de sang, on vous le pose dessus quand même ?"

Nous : -"heuuu… oui"

Lui : "- Vous savez, c'est pas pour me vanter, mais vous avez de la chance d'être tombé sur moi. Certaines de mes collègues ont des boutons dès qu'on leur parle de projet de naissance."

On lui laisse une chance de nous démontrer qu'on a de la chance : Julien semble vouloir concilier nos demandes et ses exigences professionnelles et/ou déontologiques. Il nous explique alors que oui, c'est possible de ne pas passer de sonde dans les narines. Pour cela il suffit d'en boucher une et de mettre un bout de verre devant le nez pour voir le souffle. Bon point pour lui, il n'est pas obtus l'animal. En revanche, comme la poche est rompue depuis de nombreuses heures, il veux faire un prélèvement dans l'estomac, pour vérifier que des bactéries ne s'y soient pas développées. Il nous rassure en montrant comment il va s'y prendre. On valide qu'on est d'accord. Concernant le cordon, il fait partie de l'école de ceux qui pensent qu'il peut y avoir échange sanguin entre le bébé et la placenta. On négocie qu'on verra le moment voulu. On a bien compris qu'il était conciliant et ouvert au dialogue, mais qu'il n'hésiterait pas à intervenir dès qu'il sentirait le moindre danger.

Entre 21h et 23h, le bébé ne descend toujours pas alors que tout va bien. Tout le temps monitoré, Romane n'est pas en souffrance.

L'avantage d'un homme-sage-femme qui fume, c'est que je peux faire le point assez régulièrement avec lui sans que mon petit coeur n'entende nos conversations.

Nous voilà donc dehors, sur le banc clop au bec, en train de voir quelles sont les pistes.

Il est 23h, on évoque maintenant la césarienne. Je partage son avis : au bout d'un moment il faut que tout le monde aille bien.

Je lui propose de voir si un changement de position peut faciliter les choses. Il est OK, on repart en salle d'accouchement pour tenter la chose. A minuit c'est l'échec : le bébé est toujours contre le col et ne descend pas.

On comprend maintenant qu'il faut accélérer les choses, sinon on va partir au bloc. On lui demande si on peut durant un moment pratiquer l'haptonomie pour aider le bébé à bien se présenter.

C'est notre dernier espoir. Ca fait 70h que le travail a commencé, on n'a plus d'autre solution. Julien, et Denise son assistante, se retirent et nous laisse tous les deux dans la salle. On trouve assez d'énergie pour se retourner, s'accroupir, respirer longuement, et entrer en communication avec Romane. Ca fonctionne ! On est très excité, moi je la sens bouger, mon petit coeur la sens pousser. On vis un moment d'une rare intensité malgré tant de fatigue.

Mais toujours pas de tête…

Mercredi 22 juin

Il est une heure. Julien et Denise reviennent. Malgré une heure d'hapto intensive Romane ne passe pas le col. Julien a attendu tout ce qu'il pouvait mais il n'y a pas d'autre choix maintenant que de partir au bloc pour une césarienne.

Mon amour remplie de désespoir fond en larme. .. 70h de travail pour finir en césarienne, c'est trop injuste. Denise la rassure avec les mots qu'elle trouve. Julien évoque sa grande frustration de laisser la place au chirurgien. Le calme et à la sérénité de l'hapto laisse la place à une agitation impressionnante : L'anesthésiste de garde qui vient faire l'injection, l'habillage stérile pour le bloc, les préparatifs autour du ventre. Tout va très vite et on pleure. C'est une défaite immense face à toutes les chances qu'on s'était données. On la transfert sur un charriot, direction le bloc. Je n'y suis pas accepté. Je sors fumer une clope et pleurer. Une immense tristesse me submerge, j'ai mal pour mon amour. Je la sais en détresse et je ne peux rien faire. Putain quel échec.

Julien vient me retrouver sur le banc. J'essaye de reprendre mon sang froid. Il m'annonce qu'il ne faut pas que je m'attende à ce que nos demandes soient respectées avec l'équipe de chirurgie. Je me dit qu'on a fait ce qu'on a pu. Maintenant qu'on est rentré dans un circuit chirurgical, je ne vois pas bien de sens à toutes nos demandes. Ca fait déjà longtemps que l'accouchement rêvé par mon petit coeur est bien loin. Je sais qu'elle souhaitait réussir l'allaitement maternel et demande à Julien si la césarienne risque de le mettre en péril. Il me rassure, ça fonctionnera normalement.

Nous rentrons. Je croise un homme âgé, avec une tête de gars qu'on vient de réveiller. Je suppute que c'est le chirurgien. Il me lâche un "bonsoir" et continu son chemin. J'arrive dans une salle remplie de couveuses dont une porte avec un hublot donne sur le bloc. J'aperçois mon petit coeur avec un tissu bleu tendu à la verticale au dessus de son ventre. Ni elle ni moi ne voyons le champ. C'est tant mieux.

J'aperçois juste les instruments sur une table en inox sur la gauche.

Derrière moi, une pédiatre avec un fort accent étranger me demande qu'est ce que c'est que ce projet de naissance. Je synthétise très vite, je parle de nos demandes. Lui explique la technique de la narine et de la plaque de verre. Elle me regarde bizarrement, et m'explique qu'on aspire les bébés dans toutes les cultures du monde. Je suis résigné devant tant de conneries. Je jette un coup d'oeil à Julien, qui visiblement avait préparé le terrain avec elle. Il avait raison, elle ne veut rien entendre. Je reviens au hublot. De l'autre côté mon petit coeur me dit avec ces lèvres qu'elle m'aime. Elle pleure. Je l'aime.

Les secondes sont longues. Le vieux monsieur maintenant habillé en chirurgien se contorsionne derrière le tissu bleu. Il doit sûrement utiliser des écarteurs pour déplacer les abdos. Je ne suis pas inquiet pour le bébé, jamais je ne pense pas que ça peut mal se passer.

Tout à coup un cri perce les murs.

Je ne m'y attendais plus. Romane est là, à côté, vivante. Il est 2h12 ce mercredi matin.

Alors que j'aurais dû pleurer comme un veau, je suis submergé par la tristesse, je n'arrive pas à être soulagé. Julien attrape aussitôt la petite que lui tend le chirurgien par les pieds et vient la coller contre la joue de sa mère en larme. Mon dieu que c'est douloureux.

Quelques secondes plus tard, il l'apporte dans la salle où je me trouve pour que la pédiatre l'examine, puis l'aspire. Une main généreuse couvre Romane d'un bonnet et lui rabat sur les yeux pour ne pas l'aveugler par le spot au dessus.

Soudain je suis propulsé dans une mauvaise série B. Alors qu'à ma gauche j'ai le petit bout dans la lumière et qu'à côté mon amour a le ventre à l'air, Julien arrive avec le placenta. Il me montre l'organe et le retourne. "Là c'est le côté contre la parois de l'utérus, là c'est celle contre le ventre.. - En tout cas, il est beau, il n'y a pas de soucis".

Est-ce que je vais tourner de l'oeil ou pas ? Est-ce que je vais sortir de ce cauchemar ?

Ce petit gars aime son boulot, pour sûr. Remettons-nous en selle, c'est pas encore fini.

Denise essuie la petite et repart au bloc pour la remettre contre sa mère quelques secondes.

Quand elle revient, je lui prends des mains avant que la pédiatre se recolle à ses affaires. Je crois entendre "C'est pas le protocole". Je m'en fous, je viens de pondre une nouvelle RFC. Je ressens l'immense besoin de la serrer contre moi, de la toucher, de la respirer. On me propose un peau à peau dans une chaise. Je réclame un lit. Denise trouve une salle d'accouchement et on me laisse avec elle sur le ventre, au chaud sous des couvertures.

Les mêmes fringues depuis des heures, pas de douche depuis 2 jours. Elle va bien la sentir l'odeur de son papa. Le stress de l'expulsion sans traversée, le froid, la lumière, le bruit, Romane ne s'arrête pas de pleurer. Et puis elle cherche mon sein. Elle grimpe. En deux coups de pattes elle est dessus. Rapidement elle se rend compte de la supercherie et reprend ses pleurs. Je suis obligé de la rassurer. " - On recoud maman, bientôt tu sera avec elle."

Quinze minutes plus tard, on nous emmène en salle de réveil. Romane est enfin posée sur les seins de sa maman.

Vers 3h nous remontons dans la chambre, et une fois seuls, on pleure un bon coup.

Du jeudi 23 au dimanche 26 juin.

Mon petit coeur découvre la gastronomie hospitalière. Etre césarisée induit quelques complications. Il faudra que l'on reste au moins trois jours dans cette piaule. Je ne détaillerai pas ce qu'on peut trouver à l'hôpital, c'est la copie conforme de la société. On a croisé des gens extraordinaires. Une exception cependant pour une sage-femme d'une cinquantaine bien tassée, du genre vieille peau revenue de tout, qui un soir répondra bêtement à nos interrogations sur l'allaitement maternel par un "Chacun fait comme il veut. J'ai lu votre dossier, je sais qui vous êtes."

Il n'y a bien que dans ma vie professionnelle où j'ai rencontré pareille bêtise abyssale. On sait maintenant de qui parlait Julien.

Le dimanche, alors que mon petit coeur et mon petit bout de chou étaient assisses à l'arrière de l'automobile, une petite voix me disait que quelque chose avait changé.

Aujourd'hui vendredi 1er juillet.

Il m'aura fallu seulement un recul de quelques jours, pour que je puisse dire avec certitude que l'important pour nous n'est plus où ni comment on donne naissance, mais avec qui.

Que soit grandement remerciés Damien, Rose et Corinne pour leur écoute.


mercredi 22 septembre 2010

Disparitions, acte final.

C'est décidément une semaine nécrologique et on n'est que Mardi ! 

 
Il s'appelait Jean-Louis. Il m'avait offert pour mes trente ans (ici au Carlat) le "Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations" de Raoul Vaneigem (écrivain situationniste belge - c'est visiblement compatible) commis un an avant que je pousse mon premier cri, comme tout le monde en mai 68. 

Pour mes quarante (toujours ici), nous étions dans le même registre et toujours le même support, le papier. 

Voici un shoot de mon présent, une EO de l'école du Louvre non placardée, quelque jours semble t-il après mes premiers cris mais avant l'expulsion de Cohn-Bendit. Ca exprime bien qui ils étaient.

Jean-louis était resté vissé au début du siècle dernier. Un gars amoureux des situs, d'Antonin Artaud, et de BD d'avant-guerre dont je me demande encore ce qu'il y trouvait de bien. Mais bon, chacun ses mystères… 

Et puis il y a eu son cancer. 

Là, le mail était pratique. Avec des "Nouvelles du Front" ou des "le combat continu" ou encore des coups décallés "PS : possibilité d'internet (uniquement ADSL) dans les chambres, aussi bien à Bergonie qu'à Haut Lévéque, uniquement dans les dépliants de présentation des établissements. On reste dans le virtuel !", il savait rester critique. 

Et puis il y a eu le cancer de Vivi. 

Indissociables jusqu'au bout. Puis son mail indiquant qu'elle était touché au pancréas. Je n'ai pas cru wikipédia et ses 4% de taux de survie... Il vient de rejoindre Vivi, le 14 septembre 2010.
 J'ai plein de beaux souvenirs, de belles discutions tardives, une belle partie de pêche et d'une idée de Phare habillé en père Noël sur la Guierle. 
Il ne répondait plus à mes mails, je n'étais pas présent et je m'en veux.

mardi 21 septembre 2010

Apparition, disparitions... Primo.

Etonnant, on parlait de Jacques l'autre soir chez Yves. Il parait qu'il était mal au point. 
Et puis la conversation a dérivé sur "La Tête qui sortait du four"... 
Petit flashback : C'était à la fin Aout, à la traditionnelle fête du Carlat. Nous étions arrivé en retard (du coup je vous épargne les photos faites à l'arrache) et avions raté la cuisson du pain. 
Mais dans le four, il s'était passé des choses étranges...

Il parait (d'après Yves) que des choses s'imprègnent parfois sur la pellicule alors qu'on ne les vois pas d'ordinaire (C'est des CCD aujourd'hui; Yves, il n'y a plus de pélloche). 
J'ai donc eu la chance de voir la photo sur le PC de mon cher voisin. On dit même que "d'autre on fait la même photo aussi"... Mystère et boule de gomme. 
La fameuse photo la voici...

Et une apparition, et une disparition...

Parce que voilà ce soir, on reparle de Jack : on vient d'apprendre sa mort.
Il avait quitté le Carlat en toute discrétion, après avoir tenu bon lors de l'arrêt du tabac et du Whisky.
Je me souviens de ma première rencontre, je venais à peine d'emménager dans le coin. J'étais en VTT (et sportif à l'époque) et sa BM blanche s'arrête devant moi. Il se penche à la portière: "Bonjour, moi c'est Jack; bienvenue au Carlat. On se fait un apéro pour faire connaissance ? Chez toi ou chez moi ?.... Chez toi alors !"
 
Comme tout le monde connaissait Jack, j'ai pas grand chose à ajouter.
Mais il y a toujours Kiry qui traîne dans le coin et qui cherche son maître... Il devrait toujours trouver un petit coin de refuge par là. 
On trouve toujours un refuge au Carlat...

jeudi 22 avril 2010

Le métal se prend pour une plume...

On y est ! Depuis deux jours, du métal se prend pour une plume dans le ciel de Strenquels.

Le premier passage a été assourdissant, puis au fur et à mesure des rotations, il a progressivement grimpé, fait une rotation à l'est, puis une à l'ouest, bref nous avons assisté à petit ballet en solo au dessus de nos têtes.

Dès que les premiers Airbus passeront on aura enfin une bonne idée des nuisances.

mardi 30 juin 2009

Met de l'huile petit homme....

Chez nos voisins de l'Hôpital Saint Jean ce wek-end c'était la remise en marche du pressoir à Huile de Noix. 
C'est un peu comme le pain du Carlat. là aussi, il faut du feu, de l'eau, des noix et, comme partout, un peu de bonne volonté...

mardi 16 juin 2009

Ils multiplièrent les pains...

Ce week-end au Carlat, nous assistâmes à une étrange cérémonie.


Au premier jour, il y eu le feu...
 
 
Au deuxième jour, il y a eu l'eau.
Du robinet, de celle que l'on mélange à la farine, au levain et au sel.
 
 
Au troisième jour, il y a eu la multiplication des pains.
 
 
Travailler plus pour manger plus... Forcément, avec l'aide des anges, le boulot va plus vite.
 
 
Entre temps, nous avons vu passer un maire satisfait de l'équipe à laquelle il avait confié cette mission.
Forcément, les miracles ne sont pas permis à tout le monde, et il vaut mieux s'adresser au bon dieu qu'à ses saints lorsque l'on a besoin d'accueillir une manifestation intercommunale.
 
 
Avant dernière étape : le façonnage. Du doigté, de l'attention, et surtout beaucoup de douceur...
 
 
Avant l'étape finale, un signe ostentatoire (et rituel ?) est dessiné sur chaque pièce destinée à séjourner dans l'alcôve chaude.
Il faut être vif, tout va très vite et l'erreur est impossible.
 
 
Et enfin l'épreuve du feu, ultime opération qui parachève cette étonnante histoire...
 
 
Le tout fini dans un pêcher de gourmandise qui empêcha le photographe d'illustrer ce bon plaisir.

jeudi 11 juin 2009

Petit secret de Cuisine

Et voilà un petit secret de cuisine qui ne coûte pas très cher...

Vous avez sûrement dans votre cuisine un peu de thym secs, de laurier, de basilic que vous rajoutez en fin de cuisson ou au dessus d'une petite salade d'été.

Figurez-vous qu'il y a un truc encore plus savoureux que les plantes sèchées : L'hydrolat (appelé aussi Eau Florale). 

C'est la partie inférieure de la distillation réalisée lors de la fabrication d'une huile essentielle. Et bien, on ca trouvé à Laguépie, chez un petit gars qui gagne à être connu. Après avoir réhabilité la gare de ce petit village du Tarn et Garonne, il l'a transformé en distillerie Bio (labélisé AB). Pour une visite de la distillerie de Laguépie, c'est par ici.

Ce petit flacon en plastique (on remettra en cause le design pour une intégration harmonieuse dans la cuisine) est une véritable tuerie dans les sauces et les vinaigrettes. Trois gouttes suffisent à faire apparaître des saveurs bien plus fraîches que celle du basilic congelé ou du laurier séché. 

lundi 8 juin 2009

Vert de bonheur durant le Dany Boom !

((/public/tomates-05-2009.jpg|Tomates Mai 2009||Tomates Mai 2009, juin 2009))
Cathy, notre sympathique voisine du dessus, m'avait demandé de publier une photo de nos premières tomates plantées dans du BRF; voici qui est fait avec quelques jours de retard. (Photo en date du 1er juin)
On est donc fier de vous présenter nos premières productions, totalement BIO et tout à l'organique...
Depuis 24h il y a un peu de soutient au niveau national pour ce genre de culture. Mais on ne se fait pas d'espoir, d'ici peu tout le monde aura oublié les 16% d'Europe écologie.

jeudi 19 mars 2009

Croissance démographique au Carlat

Depuis quelques jours, 6 nouveaux habitants ont fait leur apparition au Carlat.

Mise à jour du 14 avril 2009 :

C'est l'époque de la nouvelle star : Ca élimine dans la TV ! Au Carlat aussi.

Un candidat, rouge (celui qui apparaît au fond de la première photo), a quitté le poulailler. Un petit trou lui a permis de découvrir le monde... Celui des chats du quartier, des prédateurs de tous genres...

samedi 7 février 2009

Une carotte de 1300g, sans engrais chimiques, juste dans du BRF.

Carotte BRF

Une carotte de 1300g, sans engrais chimiques, juste dans du BRF.

Nous avions entendu parler de l’expérience de Jacky Dupety (Ferme du Pouzat à Livernon) qui avait réussi à faire pousser 600 pieds de tomates sur le causse du Quercy.

Le Bois Raméal Fragmenté, qu'est ce que c'est ? Il ne faut pas faire de confusion, ce ne sont pas des copeaux, ni de la sciure, ni des déchets de menuiserie. C'est du bois VIVANT, c’est-à-dire encore en sève, que l'on va prélever sur les arbres en les taillant, ou tout simplement en entretenant les haies ou les arbres fruitiers. Les rameaux (exempts de maladie cryptogamique) sont ensuite passés au broyeur à végétaux, puis étendus à même le sol sur une épaisseur de 5 cm.

Ni une, ni deux, nous avons décidé l’été dernier de réaliser la même expérience dans notre petit jardin de zone pavillonnaire. Le résultat est très prometteur : nous voici en possession d’une carotte de 1300 g.

Cette année on recommence, mais sous serre !

dimanche 9 novembre 2008

Black-Out au Carlat !

Un radiateur électrique qui s’allume et splach : le back-out ! Un chauffage de trop fait sauter le Carlat jeudi soir vers 18h15. EDF intervient deux heures plus tard en diagnostiquant une surcharge de phase. Le transformateur délivrant 40 ampères sur les deux premières, mais 120 ampères sur la troisième phase. Les techniciens constatent que des maisons sont apparues (le Carlat s’est transformé en zone pavillonnaire en moins de dix ans) et qu’aucune réflexion n’a été menée en concertation avec EDF.

Les pauvres malheureux ont réarmé le transformateur vers 22h15, ce qui a permis à tout le monde de consommer une petite soirée bougie. Statistiquement, le taux de fécondité devrait être bien meilleur l’année prochaine.

mercredi 5 novembre 2008

Strenquels, loin du feu nucléaire ?

Il nous faut saluer la décision, souhaitons à l’unanimité, du conseil municipal refusant le projet d’enfouissement de déchets nucléaires sur la commune. Comme l’indique l’ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs), il y a plus de 3100 communes en France susceptibles d’accueillir un centre de stockage de déchets radioactifs "de faible activité à vie longue".

Or, si Strenquels refuse, quid des communes environnantes ?

Soyons clairs, il s’agit là d’un jeu de dupe, presque un jeu de con. D’après l’ANDRA, ces déchets ont une durée de vie d’au moins 5000 ans. Nous avons tous conscience que personne n’osera brandir un merveilleux rapport sur l'absence de nocivité de ce type d’installation : y a 5000 ans on venait d’inventer la roue et l’on imaginait encore l’écriture.

Posons quelques évidences connues :

  •  Personne ne peut prouver l’innocuité d’un enfouissement de déchets radioactif sur 50 siècles,
  •  Comme pour le nuage de Tchernobyl, chacun sait que les nuisances ne seront pas confinées au strict territoire de la commune hôte,
  •  Chaque commune serait bien contente de boucler son budget.

Alors le jeu de dupe il consiste en quoi ? La règle est simple : Si ce n’est pas nous qui prenons, ca sera les communes voisines et nous aurons les mêmes problèmes. Alors autant que ca soit nous, au moins on tirera des revenus.

Espérons que nos voisins, mêmes lointains, seront dans les mêmes dispositions que Strenquels et refuseront unanimement la gestion d’un problème qui n’est pas de la compétence des communes rurales, aussi pauvre soit-elle.

mardi 14 octobre 2008

Qu'y a-t-il à l'intérieur d'une noix ?

noix.jpg

“Qu'est-ce qu'on y voit ?
Quand elle est fermée
On y voit mille soleils
Tous à tes yeux bleus pareils
On y voit briller la mer
Et dans l'espace d'un éclair
Un voilier noir
Qui chavire
On y voit les écoliers
Qui dévorent leurs tabliers
Des abbés à bicyclette
Le Quatorze Juillet en fête
Et ta robe au vent du soir
On y voit des reposoirs
Qui s'apprêtent”

Voici nos deux premières noix, alors que ce noyer est planté depuis plusieurs années. Ca ferait sourire Charles Trenet. A croire que le Carlat ne convient pas aux noix. Pourtant on le tient de l'AOC Noix du périgord !

Mais petit noyer deviendra grand...Tout est à espérer dans le noyer.

Plus d'infos sur l'AOC Noix du Périgord.

mercredi 8 octobre 2008

Premier matin sans Olivier...

Dimanche après midi, un savoureux crumble aux figues préparé par sa Muriel, délicatement empaqueté dans de petites cuillères par la mienne, il a eu cet habituel sourire en coin lorsque j'ai cantonnadé un titre des pages Sport du Populaire (Edition du 6 Octobre) : ''Battu par Saint-Clément-des-Baleines (108-90). Quel dommage pour Panazol"

Et comme la douleur semblait pour un moment mise de côté, il m'a regardé essayer d'emboîter le bilboquet des enfants. Comme pour m'entrainer, il hochait la tête à chaque mouvement de main. Mais j'ai fini par l'emboîter ce foutu bilboquet ! Il semblait encore plus satisfait que moi lorsque fier comme un gamin j'ai réussi cette improbable prouesse.

C'est encore plein de choses qui me reste d'Olivier. Un bois noueux mais franc, une sève bouillonnante et une ombre appaisante. 

Mais voilà, hier matin de bonne heure, il a décidé d'aller prendre racine plus loin, laissant derrière lui toute une forêt orpheline.

La nature fait bien les choses, il a semé de belles graines. Les olives ne tombent pas loin des oliviers...

 

lundi 6 octobre 2008

Début de siècle et fin de règne.

Sarkozy, oct 2008
Une ambiance de fin de règne s'affiche dans un petit hameau niché à quelques kilomètres de nos voisins de Martel en Quercy. Ce billet ne souhaite pas jeter son dévolu sur ce pauvre bougre qui tapisse l’entrée de sa ferme d’image pieuses, non c’est plutôt un arrêt sur image que nous vous proposons. 
C’est un peu un instantané de l’opinion actuelle que nous voyons là. Tout y est, résumons le : 
  • La dégradation du bâtit, premier symbole de l'état de déliquescence de notre héritage culturel,
  • La délimitation d’un périmètre de sûreté, grâce à un cordon rouge et blanc enchevêtré dans une barrière qui semble bien fragile, 
  • Le rappel de la patrie, par la présence d’innombrables bannières bleu blanc rouge qui jonchent le parterre du chemin jusqu’à la ferme, 
  • Enfin une affiche, et comment ne pas dire un tract d’une campagne électorale abandonnée en pleine campagne justement ! 
Tout ça est visible à quelques minutes de chez nous… A quelques minutes seulement mais tellement loin…

lundi 22 septembre 2008

Aéroport : On nous prend pour du Bétaille ...

Notre conseiller général du Lot nous l'avait expliqué lors de sa dernière réunion publique à Strenquels : L'aéroport Brive-Souillac aura pas d'impact pour nous. "Pour nous", ca voulez dire "Pour nous à Bétaille" ? 

Notre maire de l'époque était là pour accompagner son conseiller général sur une estrade rapidement montée et avec une sincérité rapidement constituée. D'aucun trouverait étonnant de déceler quelques pédagogies dans cet endroit fermé depuis des lustres (l'école communale* de Strenquels). 

Et pourtant les discours bienveillants de cet alerte duo n'a permis de déceler aucune fausse note. Comme il n'y a pas de ritournelle qui ne trouve partition, celle de l'aéroport se déchiffre par ici. Il s'agit des documents publiés par la Direction Générale de l'Aviation Civile et qui sont consultables en mairie. 

Notre maire actuel vous invite à signifier vos doléances sur le registre d'enquête publique qui s'achève le 28 septembre et qui est vide à ce jour... 

Certain disent qu'avec ce trafic les chèvres ne feront plus de lait.. mais c'est sûrement qu'ils n'y entendent rien à l'aviation civile.

A noter sur ce document les traits bleus et rouges : 

- Traits bleus continus : Limites de surfaces de dégagement au décollage 

- Traits bleus discontinus : Intermédiaires des surfaces de dégagement au décollage 

- Traits rouges continus : Limites de surfaces de dégagement à l'atterrissage - Traits rouges discontinus : Intermédiaires des surfaces de dégagement à l'atterrissage 

- La base de la côte altimétrique de l'aéroport : 310 M NGF, la zone de survol au dessus de Condat : 448 M NGF. Soit environ moins de 150 mètres de dénivelé au décollage... Allez, il ne s'agit que d'un début, avant la révision du PEB et de l'apparition de fret nocturne (je t'explique pourquoi dans un prochain billet).

D'ici peu on trouvera sur ce blog une simulation du passage d'un Airbus A380 au dessus de Strenquels. 

* Pour les anciens, pouvez vous précisez la date de fermeture de l'école communale ?

jeudi 11 septembre 2008

Strenquels en ligne de mire

Les premiers avions de l'aéroport Brive Souillac au dessus de Strenquels

Un nouveau monstre de fer...

En plus de recevoir un projet routier qui va massacrer la vallée de la Doue, il te faut savoir mon cher ami citoyen, que ton habitat favori à Strenquels est pile en ligne de mire des pistes de l'Aéroport Brive Souillac. Pourtant, notre ancienne municipalité déjà au courant du projet et pétrie d'une farouche volonté de défendre tes intérets n'a jamais pensé à te prévenir des nuisances que tu devra supporter d'ici à 2010 ! Allez, on ne te cache rien, on te montre tout : clique ici pour voir la zone.

vendredi 5 septembre 2008

Il est né le divin enfant...

Une espèce qui se reproduit...

Vendredi cinq septembre de l'an de grâce deux mille huit, après plus de 40 millions d'années d'évolution, voici l'élément le plus abouti du Carlat.
Nos voisins du dessus ont visiblement envie de survivre. Aidons-les !

lundi 25 août 2008

Une nouvelle espèce au Carlat

Mais quel étrange vent souffle sur Strenquels ?

Depuis cet été on constate l'installation d'une nouvelle population sur les terres du Carlat. Ces animaux d'importation (on peut dire qu'ils ne sont pas nés ici), ont un drôle de comportement. 

Notre bienveillant Maire, semblait déjà au courant de cette irruption, s'est voulu rassurant.

Nous sommes en phase d'observation et vous en dirons plus sur les nuisances d'ici quelques temps...

samedi 26 juillet 2008

Un étrange monstre de fer est apparu à l'entrée du pré de Guy

Un monstre de fer bouche l'entrée du pré de Guy Farge

Mais de quelle planète arrive t-il ?

Ce monstre de fer, cet animal d'acier est apparu autour du 26 juillet 2008, quelques heures avant la fête de Strenquels Animations qui avait lieu juste en face, sur le terrain communal.

Malheureusement, son apparition n'a durée que le temps de la fête, et les scientifiques n'ont pû étre alerté à temps pour venir disséquer cet étrange animal. Dommage, car l'humanité aurait fait un pas de géant si nous avions découvert quelle forme d'intelligence mystérieuse animait cette étrange bestiole.

Gageons qu'elle n'a pas été effrayée par notre fête et que nous la reverrons bientôt...