Dimanche après midi, un savoureux crumble aux figues préparé par sa Muriel, délicatement empaqueté dans de petites cuillères par la mienne, il a eu cet habituel sourire en coin lorsque j'ai cantonnadé un titre des pages Sport du Populaire (Edition du 6 Octobre) : ''Battu par Saint-Clément-des-Baleines (108-90). Quel dommage pour Panazol"

Et comme la douleur semblait pour un moment mise de côté, il m'a regardé essayer d'emboîter le bilboquet des enfants. Comme pour m'entrainer, il hochait la tête à chaque mouvement de main. Mais j'ai fini par l'emboîter ce foutu bilboquet ! Il semblait encore plus satisfait que moi lorsque fier comme un gamin j'ai réussi cette improbable prouesse.

C'est encore plein de choses qui me reste d'Olivier. Un bois noueux mais franc, une sève bouillonnante et une ombre appaisante. 

Mais voilà, hier matin de bonne heure, il a décidé d'aller prendre racine plus loin, laissant derrière lui toute une forêt orpheline.

La nature fait bien les choses, il a semé de belles graines. Les olives ne tombent pas loin des oliviers...